Wicked phone (February 12th 2009)

Listening to the music, louder and louder
Smothering the silence of the phone,
Wondering, hoping: will you dial my number?
Awaiting your call, on my own

I’m beholding this phone, desperately lifeless
Whispering : « it’s probably broken! »
I kiss it, motherly, like a child that you bless
Or some lost love token.

Deep inside, I’m snowing; and my tears are frozen
Way too devastated to cry
Betrayed, lonely: I have been forsaken…
But my eyes manage to remain dry

At last! you are calling! and I do resurrect
A smile invades my face : I shine
But my heart is sinking and turns into a wreck
It is my banker on the line….

Premier baiser…

Image

…puis Novembre arriva, morose et sans éclat
Et le ciel était terne, et le temps était froid
Je revenais de Londres comme on revient de guerre :
On ne célèbre pas une défaire militaire…

En ce jour d’automne, j’attendais cet ami
Il était en retard et le temps était gris
Je voulais annuler, me réfugier, dormir
Levant les yeux au ciel, je retins un soupir

Et alors je le vis, comment vous le décrire ?
A l’oeil nu sa beauté venait de m’éblouir
J’ai souri, j’ai rougi, sans doute un peu tremblé
Car quelque chose en moi venait de commencer…

Des taches de rousseurs parsemaient son visage
Et moi, d’un air rêveur j’y lisais un présage
Alors qu’il me parlait, je voulais les compter
Sur sa peau porcelaine, Lumineuse Voie Lactée

Je m’assis près de lui au musée d’art moderne
Que le temps était froid ! que le ciel était terne !
Je me sentais troublée par son regard émeraude
Certes le temps était froid, mais je me sentais chaude…

Et sur ce quai de gare, avant de le quitter
Ce Quelque chose en moi avait déjà changé
Je le voulais, pourtant il n’était pas Albion :
Ce n’est pas une révolte, c’est une révolution !

D’une coquette pudeur, empreinte de désir
Je me suis prise alors à simplement lui dire :
« Are you gonna show me how you guys kiss in France? »
Ses lèvres si clémentes abrégèrent mes souffrances..

Et novembre était là, et je m’en réjouissais
De cet instant magique je n’ai rien oublié
L’odeur de sa peau, ce complice quai de gare
Ses airs adolescents, cet indicible espoir
La folle éternité contenue dans ce moment
Où mes lèvres émues, formaient le nom « Clément »…